Présentation de l'association

“Inter-Mondes” est une des premières associations belges à avoir été créée en 1996 par et pour des acteurs du Sud autant que du Nord.

 

Conçue au départ essentiellement pour faire connaitre en Europe la richesse des dynamiques populaires initiées au Sud, elle a progressivement redéployé ses activités vers l’appui à toutes les formes d’interpellation et d’interconnexion au Nord comme au Sud :

  • des savoirs (académiques et populaires);

  • des pratiques (publiques, privées );

  • des cultures (traditionnelles, modernes, de travail…);

  • des personnes (espace ouest-africain et Europe);

 

dans une perspective de changement politique : transformer l‘actuelle société des individus en société refondant le Collectif, les autres et l’Autre comme préoccupations pour tous et chacun.

 

Le mot Inter-Mondes affirme son rejet de l’idée d’un « sud » qui ne serait qu’exploité et victime pour une vision plus partagée et plus interdépendante des causes des problèmes comme de leurs solutions. Il se distingue ainsi du concept de « Tiers-mondes »

 

Il réunit des personnes du monde du développement, de l’économie sociale, des banques, des entreprises, du politique, des universités… et cherche à tisser des passerelles entre ces mondes.

Champs de compétence

Gouvernance locale et développement local : réinvestir la question du pouvoir

 

La gouvernance est une condition du développement, à toutes les échelles, mais ce n’est pour nous ni une morale ni une technique de management. C’est avant tout une dynamique qui cherche à réintégrer et revivifier la dimension politique, et tout spécialement la question du pouvoir au cœur des processus. Il doit nécessairement chaque fois se réinventer et passe par l’acquisition de cinq maîtrises techniques et politiques : réflexion, régulation, initiatives, négociation et décision

Economie sociale et politique : entreprendre et produire autrement pour agir sur la société

Pour nous, l’économie sociale n’est pas une enclave de production destinée à recueillir les exclus de l’économie de marché. Elle est avant tout une manière différente de pratiquer l’économie qui valorise particulièrement des secteurs délaissés par les opérateurs conventionnels, dans des franges et des secteurs d’activités inexplorés. Elle crée de la valeur ajoutée sur la base d’activités productives se déployant dans la rencontre de besoins qui se découvrent dans la réciprocité et dans l’établissement de nouvelles formes d’interaction micro-économique. C’est en cela qu’elle se fait sociale : elle repose sur la création de nouveaux rapports économiques. Mais elle est également politique car elle interpelle frontalement les trois piliers de toute économie, produire, accumuler et redistribuer : pour qui, pourquoi, en vue de quoi, de quelle façon et avec quels effets sur qui et sur quoi ?

Interculturalité et dynamiques sociétales

Pour nous, l’économie sociale n’est pas une enclave de production destinée à recueillir les exclus de l’économie de marché. Elle est avant tout une manière différente de pratiquer l’économie qui valorise particulièrement des secteurs délaissés par les opérateurs conventionnels, dans des franges et des secteurs d’activités inexplorés. Elle crée de la valeur ajoutée sur la base d’activités productives se déployant dans la rencontre de besoins qui se découvrent dans la réciprocité et dans l’établissement de nouvelles formes d’interaction micro-économique. C’est en cela qu’elle se fait sociale : elle repose sur la création de nouveaux rapports économiques. Mais elle est également politique car elle interpelle frontalement les trois piliers de toute économie, produire, accumuler et redistribuer : pour qui, pourquoi, en vue de quoi, de quelle façon et avec quels effets sur qui et sur quoi ?

Transformation des institutions et de l’activité humaine : changer les hommes et leurs sociétés par ce qu’ils font et comme ils le font

Le changement politique et social passe nécessairement par de vraies transformations dans les manières de produire et de travailler, non seulement dans les cadres de travail (les structures) mais plus fondamentalement dans les détails mêmes de l’activité de production (les pratiques), que ce soit dans le champ du développement ou plus largement dans les autres secteurs de la vie sociale et économique.

Agricultures familiales et paysanneries en mouvement

L’apprentissage est un objectif majeur dans toute entreprise de développement. Or le fait est là : les agents sociaux tirent peu de leçons des situations qu’ils vivent tandis que les formations qui leur sont proposées se réduisent pour l’essentiel à des transferts de connaissances préformatées. Pourtant l’apprentissage figure comme un passage obligé pour la formation de sujets politiques véritablement pertinents en tant qu’acteurs de changement. Les universités de leur côté ne jouent pas assez efficacement leur rôle de formation d’agents sociaux à la fois compétents techniquement, socialement et politiquement. Souvent, l’écart entre les savoirs appris et les réalités du terrain est énorme. Comment mieux préparer les jeunes universitaires à jouer un rôle créatif dans les dynamiques de transformation sociétale si ce n’est pas en les impliquant concrètement dans des dynamiques de développement rural ou urbain, en leur faisant adopter une posture autocritique et analytique tant sur les situations qu’ils prennent pour objet au cours de leurs études que sur eux-mêmes ?